Kin-kiey et Tshala Muana mettent au monde «Kabila Désir»

En matière d’auto-composition des chansons, dans le rang du personnel politique, le patriarche de Gungu, Antoine Gizenga, ne détient plus le monopole. Il vient d’être rejoint au classement par un autre fils du Kwilu, à savoir Tryphon Kin-kiey Mulumba, l’élu de Masimanimba dans la province du Bandundu.
Avec la chanson Kabila Désir, KKM est désormais un auteur-compositeur. Pour la circonstance, le président de l’association Kabila Désir a confié la mise en musique à la «reine du Mutuashi», la «Mamu nationale» Tshala Muana. La présentation de cette chanson a eu lieu au Grand Hôtel Kinshasa en présence du comité directeur de l’association et de plusieurs invités.
A travers cette chanson relatant les réalisations du chef de l’Etat congolais, Tryphon Kin-kiey Mulumba et Tshala se sont unis pour donner naissance à une version de Kabila Désir. Dans son intervention sur la chanson Kabila Désir, le Pr Joseph Ibongo, directeur de l’Institut des musées nationaux, a noté un bilan positif à l’actif du président de la République Joseph Kabila, des résultats exceptionnels qui entraînent chez les Congolais, le désir de voir Joseph Kabila continuer son œuvre. Kabila, poursuit-il, est le résultat de la prophétie d’un jeune avec, pour mission, de bâtir une grande nation au cœur de l’Afrique. «Le désir se contamine, se transmet», conclut le Pr Joseph Ibongo.


KIN-KIEY ET TSHALA MUANA S’UNISSENT A TRAVERS KABILA DESIR.
«Cette chanson est une rythmique extraordinaire, envoutante, elle ensorcelle», déclare l’auteur-compositeur de Kabila Désir à la presse. Tryphon Kin-kiey Mulumba en vient par la suite à la prophétie à laquelle la chanson fait allusion pour se faire une petite religion en indiquant: «Je vais commencer à croire aux prophéties». Il a également relevé le fait qu’à l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir, on ne lui donnait pas beaucoup de temps. Pourtant, c’est lui qui conduit la RDC vers l’émergence aujourd’hui. «Kabila Désir», c’est une belle mélodie qui nous entraîne. Car, il y a des millions et des millions de Congolais qui croient en Kabila», explique le président de «Kabila Désir».
Pour sa part, Tshala Muana a salué le savoir-faire de l’auteur-compositeur de la chanson «Kabila Désir» en déclarant que le ministre Tryphon Kin-kiey Mulumba était quelque part un artiste. Non seulement que l’élu de Masi lui a donné le message de l’œuvre musicale, mais ils ont travaillé ensemble jusqu’à la fin. Mais, pourquoi a-t-elle accepté la mise en musique de la chanson? «En tant que kabiliste, partout où l’on prononce le nom du Chef de l’Etat, je ne peux pas manquer. Nous devons soutenir les réalisations de Joseph Kabila, Kabila Désir a raison», répond avec assurance celle que l’on appelle affectueusement la «Mamu nationale» Tshala Muana la «reine du mutuashi».
«KABILA DESIR EST NEE D’UNE INTUITION, DU CRI DE CŒUR D’UN CONGOLAIS».
La rencontre de vendredi dernier en la salle Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa, indique le président de «Kabila Désir» dans son adresse, constitue la première réunion statutaire de l’association. Il a profité de l’occasion pour présenter le comité de son association. Ainsi donc, la vice-présidence est assurée par le Pr Tshibangu Kalala tandis que Joseph Bangakya exerce les fonctions de secrétaire rapporteur, Jean-Pierre Kambila est membre du comité. «Kabila Désir est née d’une intuition, du cri de cœur d’un Congolais», rappelle-t-il aux invités, surtout à ceux qui assistaient pour la première fois à ce genre de rencontre. Question sans nul doute de s’assurer que le message passe.
La Majorité présidentielle, poursuit-il, est une famille qui a un chef et un seul. La famille politique a l’obligation, insiste-t-il, de respecter, d’aduler et de sacraliser son Chef. La famille politique, précise Tryphon Kin-kiey, a le devoir de conserver le pouvoir par des voies démocratiques. «Nous avons la chance d’avoir un chef qui a accompli une œuvre grandiose. Il a dit à l’ONU que le Congo était maintenant un pays debout. Quand on regarde ce qui s’est passé depuis 1960, jamais on a eu à la tête de la RDC un président aussi visionnaire. Kasa-Vubu n’a pas eu le temps, Mobutu a connu un moment puis il a périclité, M’Zee n’a pas été aidé. Joseph Kabila a mis fin à la guerre et voilà il nous conduit vers l’émergence», résume le président de l’association «Kabila Désir».
«POUR NOUS, KABILA C’EST LE JOKER ET UN JOKER ON NE LE PERD PAS».
Parlant brièvement des réalisations de Joseph Kabila, il explique que les routes se construisent, des bus circulent. «Pour nous, Kabila c’est le joker et un joker on ne le perd pas. C’est pourquoi, nous avons mis en place l’association Kabila Désir qui va fonctionner comme un tic-tac, qui va aller vers la population. C’est l’extérieur qui nous crée des problèmes parce que nos compatriotes ne sont pas au courant de ce qui se fait chez nous», indique KKM. Mais, sans s’avouer vaincu, il annonce la mise en place d’un programme retour avec des Congolais qui viendraient voir ce qui se fait dans leur pays. Comme qui dirait, les choses ne font que commencer au sein de l’association Kabila Désir.
MM.
Forum des As, Kinshasa